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SANTÉ: L’ÉNERGIE SOLAIRE RENFORCE LA CONTINUITÉ DES SOINS

À l’Hôpital de Référence de Makélékélé, les coupures d’électricité pourraient bientôt perturber beaucoup moins le travail des soignants. Depuis le 11 septembre, l’établissement dispose d’une installation photovoltaïque destinée à sécuriser l’alimentation de trois services essentiels : le laboratoire, le bloc opératoire et le bloc d’accouchement.

L’équipement, remis officiellement par la Fondation MTN, est composé de 48 panneaux solaires de 540 watts chacun et de huit batteries lithium de 200 Ah. Il devrait offrir à l’hôpital une autonomie énergétique de plus de douze heures et assurer la continuité de l’alimentation électrique des services ciblés.

Dans un établissement de santé, l’électricité est loin d’être un simple confort. Elle permet de réaliser des examens, de faire fonctionner les équipements médicaux, d’assurer les interventions chirurgicales et de maintenir les activités de la maternité. Une coupure, même temporaire, peut ainsi compliquer la prise en charge des patients.

Pour le personnel soignant, l’arrivée de cette installation constitue donc un changement concret dans les conditions de travail.

« Avant, lorsqu’il y avait une coupure, il fallait rapidement trouver une solution pour continuer à travailler. Dans certains services, quelques minutes sans électricité peuvent être fatales . Avec cette installation, le laboratoire peut fonctionner normalement, le bloc opératoire également, ainsi que la maternité. C’est véritablement une meilleure qualité de prise en charge qui s’offre aux patients », témoigne Florence Malanda, aide-soignante.

Cette nouvelle source d’énergie devrait également apporter davantage de sérénité au personnel. « Quand on sait que l’électricité est disponible pour les services essentiels, on est plus serein. Cela nous permet de nous concentrer davantage sur le patient », souligne une agente de santé.

Du côté des usagers, l’installation est perçue comme une sécurité supplémentaire. Une garde-malade rencontrée dans l’établissement estime que la disponibilité de l’électricité permettra aux professionnels de travailler dans de meilleures conditions. Elle espère surtout que l’équipement sera correctement entretenu afin de bénéficier durablement aux patients.

Cette question de la préservation apparaît justement comme l’un des principaux défis après la remise de l’installation. Le coût de l’équipement n’a pas été communiqué lors de la cérémonie, mais sa pérennité dépendra nécessairement de son utilisation et de sa maintenance.

« Cet équipement appartient désormais à l’environnement de soins de l’hôpital et sa durée de vie dépendra aussi de la manière dont il sera utilisé et protégé », estime Michel Malonga, un malade venu en consultation. Pour lui, personnel, patients, accompagnants et autres usagers doivent contribuer à sa préservation, notamment en évitant les dégradations, en respectant les installations et en signalant rapidement toute anomalie.

Pour la Fondation MTN, cette intervention s’inscrit dans une série d’actions en faveur du secteur de la santé au Congo. L’organisation avait déjà participé à l’électrification photovoltaïque de l’Hôpital Général Adolphe Cissé de Pointe-Noire et de l’Hôpital de Référence de Talangaï, à Brazzaville. Elle a également contribué à la construction et à l’équipement d’une unité de soins à Ouesso.

À Makélékélé, le projet a été réalisé en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui technique de Huawei.

Lors de la cérémonie, Vanessa Tsouma, directrice exécutive de la Fondation MTN, représentant le président exécutif Mohammed Rufai, a rappelé la philosophie qui sous-tend cette intervention : « Investir dans la santé, c’est investir dans le capital humain, et investir dans le capital humain, c’est investir dans l’avenir du Congo. »

Un engagement partagé par Robert Ibara, représentant du ministère de la Santé et de la Population, qui a insisté sur la complémentarité entre pouvoirs publics et secteur privé dans le renforcement du système de santé. Il a également annoncé la mise en place d’un dispositif consacré à la maintenance et au suivi de l’installation, ainsi qu’à l’évaluation de son impact sur la qualité des soins.

Pour Joachim Edzele, directeur de l’Hôpital de Référence de Makélékélé, cette contribution représente « bien plus qu’un simple équipement », puisqu’elle constitue un investissement dans la vie, la santé et la dignité humaine.

Reste désormais à transformer cette infrastructure en résultats durables. La véritable mesure du projet se fera dans les mois à venir : moins d’interruptions dans les services, des examens réalisés dans de meilleures conditions, une maternité opérationnelle et un bloc opératoire moins exposé aux aléas électriques.

Annette Kouamba Matondo 

 

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