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ZLECAF: LES FEMMES A LA CONQUÊTE DES PAYS AFRICAINS

Entre recherche de nouveaux marchés et développement de leurs activités, les femmes commerçantes s’intéressent aux opportunités qu’offre la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Du 21 au 23 octobre, Brazzaville accueille une conférence régionale consacrée à ces enjeux.

Placée sous le thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la ZLECAf », cette rencontre réunit des responsables institutionnels, des partenaires et des participantes venues de plusieurs pays d’Afrique centrale. L’objectif est de mieux faire connaître les possibilités offertes par la ZLECAf et de renforcer la participation des femmes au commerce sur le continent.

Les échanges portent notamment sur les moyens de permettre aux femmes commerçantes de développer leurs activités au-delà des frontières nationales.

Dans son discours, la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la ZLECAf, Jacqueline Lydia Mikolo, a insisté sur la nécessité d’apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les entrepreneurs. « Une entreprise qui souhaite exporter doit pouvoir identifier un acheteur, calculer ses coûts et comprendre les conditions d’accès au marché visé », a-t-elle déclaré.

De son côté, la maire de Poto-Poto, Bibiane Itoua, souhaite que les opportunités de la ZLECAf profitent directement aux commerçantes et aux petites entreprises. Pour elle, cet accord continental doit se traduire par des changements concrets dans leurs activités quotidiennes. « La ZLECAf ne doit pas rester un concept théorique ou un simple texte juridique. Elle doit devenir une réalité concrète dans le quotidien de la commerçante de Poto-Poto, de la transformatrice de produits locaux et de la jeune start-up d’Afrique centrale », a-t-elle souligné.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du chef de l’État, le vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, a rappelé les obstacles qui freinent encore les échanges entre les pays de la sous-région. Il a notamment cité les difficultés de transport, la complexité des formalités administratives et douanières ainsi que le coût du financement.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures et de faciliter la circulation des personnes pour développer le commerce entre les pays africains. Concernant les femmes, il a plaidé pour un meilleur accès au financement, aux marchés, aux technologies et à la formation.

« Les femmes ne doivent plus être seulement les bénéficiaires de politiques d’intégration économiques. Elles doivent participer pleinement à leur conception, à leur mise en œuvre et aux richesses qu’elles génèrent », a-t-il affirmé.

Pendant trois jours, les travaux, les rencontres d’affaires et l’exposition de produits doivent favoriser les échanges entre entrepreneurs, acheteurs et partenaires financiers. Cette initiative vise à nouer de nouveaux partenariats et à permettre aux femmes de mieux tirer profit des opportunités offertes par le marché continental.

Gelie Ebata

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