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SICOM 2026 : LA MONÉTISATION DES CONTENUS NUMÉRIQUES AU CŒUR DES RÉFLEXIONS

La deuxième journée du SICOM a été marquée par plusieurs panels consacrés aux mutations du secteur des médias à l’ère du numérique.

Parmi les temps forts, l’atelier consacré à la « Monétisation des contenus audiovisuels à l’ère du numérique : quels modèles économiques pour des médias durables ? » a réuni quatre intervenants issus de différents univers de la communication et de l’audiovisuel. Créateurs de contenus, influenceuse, producteur de cinéma et journaliste ont ainsi apporté des éclairages complémentaires sur les mécanismes permettant de transformer les contenus numériques en véritables sources de revenus.

Avec l’essor des plateformes numériques, produire du contenu ne suffit plus. Les professionnels sont désormais appelés à comprendre les mécanismes qui permettent de valoriser économiquement leurs productions. C’est dans cette perspective que Rama Abia Ngandzion, créateur de contenus, a ouvert les échanges en abordant les principes de la monétisation des contenus.

Son intervention a permis de mettre en lumière les fondamentaux de cette nouvelle économie numérique.

« Lorsqu’on publie du contenu au Congo, celui-ci n’est pas monétisé parce que l’écosystème n’est pas éligible par rapport à certaines plateformes numériques. Mais on peut trouver d’autres alternatives pour assurer la monétisation. Le premier principe, c’est la bonne publicité pour attirer des entreprises vers vous. Je pense aussi qu’on devrait avoir des modèles de paiement électronique économique tels que des cartes Visa, pour faciliter la monétisation car beaucoup de créateurs de contenu congolais ne possèdent pas de carte bancaire. « 

Dans le prolongement de cette première intervention, Nancy Ekouya, influenceuse, s’est intéressée aux conditions à remplir pour être monétisée. Dans un environnement où les plateformes numériques disposent de leurs propres règles, la connaissance et le respect des conditions d’éligibilité constituent une étape essentielle pour les créateurs. Au-delà de la simple présence sur les réseaux sociaux, la régularité, la conformité aux règles des plateformes et la capacité à développer une audience participent à la construction d’une activité numérique viable.

 « Étant donné le manque d’éligibilité de l’écosystème économique congolais, il serait judicieux de créer son compte à l’étranger, particulièrement dans les pays occidentaux » et a ajouté : « Il y a des conditions à remplir et cela dépend de la plateforme. Facebook, Instagram, TikTok demandent d’avoir au maximum 10 000 abonnés et d’atteindre 100 000 vues sur une période de 30 jours« , a-t-elle confié.

Poursuivant la réflexion sur les mécanismes de valorisation des contenus, Aristide Okombi, producteur de cinéma, a apporté une lumière sur la qualité du consommateur ainsi que les conditions d’éligibilité. Son intervention a permis de replacer le public au centre de l’économie des contenus.

 » Dans l’écosystème numérique, l’audience ne se résume pas uniquement au nombre de vues ou d’abonnés. La manière dont les contenus sont consommés et l’engagement qu’ils suscitent participent également à leur valeur économique »

Enfin, Carlyle Gbei, journaliste à Télé Sud, a abordé la problématique des modèles économiques permettant aux médias de rester durables. Face aux transformations du paysage médiatique, les entreprises de presse doivent désormais diversifier leurs sources de revenus et explorer de nouvelles possibilités offertes par le numérique, à l’instar des publicités en ligne, des partenariats, des contenus sponsorisés, des abonnements, des événements ou encore de nouvelles formes de valorisation des productions audiovisuelles qui peuvent constituer des pistes de réflexion.

Diva Nath

 

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