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MEDIA UFEMCO

MÉDIAS CONGOLAIS : ENTRE QUÊTE DU PUBLIC ET CONTENUS QUALITATIFS

Dans le cadre de la première édition du Salon de l’information, de la communication et des médias (Sicom), des professionnels des médias ont planché le 18 septembre sur les stratégies de contenus capables de reconquérir les publics, entre exigence culturelle et impératifs numériques.

Le panel abordant la problématique a réuni plusieurs voix aguerries du secteur, notamment : animateurs, chroniqueurs, directeurs de programmes et journalistes. Ils ont croisé leurs regards sur une question centrale, à savoir quels contenus pour conquérir les publics?

Premier à intervenir, le chroniqueur culturel Hugues Voguel a insisté sur le rôle que doivent jouer la télévision et la radio dans la valorisation des cultures locales et l’accompagnement des créateurs de contenus congolais.

« Avec les réseaux sociaux, les télévisions classiques sont menacées dans la production des contenus. Le public, aussi versatile, est censé regarder ce qui vient car il veut découvrir. C’est donc aux médias de lui redonner envie de consommer local pour qu’il voit qu’il y a du potentiel au Congo et qu’on a du talent », a-t-il affirmé.

De son côté, Carlos Ngakosso, directeur des programmes, a soulevé la question de la responsabilité des médias dans la production de contenus, appelant à une réflexion sur la qualité et l’impact de ce qui est diffusé auprès du public.

« Nous avons un grand souci de ne pas valoriser ce côté local au niveau des programmes. Or, pour faire avancer notre métier, nous devons essayer de proposer ce qui est vrai. Le problème de la nudité dans les contenus musicaux, on n’en parle plus, la vraie question c’est quand et pour qui on véhicule le contenu », s’est-il insurgé.

Enfin, le journaliste Chevry Diaz a porté son regard sur les leviers de production capables de captiver durablement les publics, dans un contexte marqué par la concurrence du numérique.

« Les  contenus d’aujourd’hui sont pour les générations 2.0 car la tendance c’est de vouloir faire le buzz, avoir des likes et des abonnés. Le public regarde la télévision sous un regard critique alors que celle-ci nous propose des contenus locaux et intelligents que nous confondons avec des contenus folkloriques… au détriment des contenus des réseaux sociaux », a-t-il déploré. 

Au terme des échanges, les panélistes se sont accordés sur la nécessité d’innover dans la production de contenus culturels et de divertissement. Aussi, de s’adapter au numérique, tout en préservant l’identité et la richesse du patrimoine congolais.

 Diva Nath

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