PARUTION: << NOIR POUR L'AFRIQUE >> DE BEN CARDOREL ONANGA
De nationalitĆ© congolaise, Ben Cardorel Onanga a signĆ© son premier recueil de poĆØmes, Ā« Noir pour l’Afrique Ā», le 3 aoĆ»t 2026 aux Ćditions Autel de la Restauration. En 108 pages, chacune illustrĆ©e d’une image, l’ouvrage dresse le constat d’un continent malade tout en portant un message de fiertĆ© et d’espĆ©rance.
DiplĆ“mĆ© en banque et finance de l’Institut de Gestion et de DĆ©veloppement Ćconomique (IGDE) et de l’UniversitĆ© catholique de l’Afrique de l’Ouest, l’auteur voit dans la rigueur du monde des affaires et l’imagination poĆ©tique non pas une opposition, mais une complĆ©mentaritĆ©. Ā« C’est l’amour des mots, malgrĆ© mon penchant sur les finances, qui a Ć©veillĆ© et rĆ©veillĆ© en moi l’imagination poĆ©tique. Cette derniĆØre joue un rĆ“le essentiel pour exprimer les Ć©motions, Ć©mouvoir, embellir le langage Ā», confit-il.
PrĆ©facĆ© par FerrĆ©ol Ngassaki, le recueil s’ouvre sur un diagnostic sans dĆ©tour : Ā« Effectivement l’Afrique est malade Ā», affirme l’auteur, mettant en exergue la corruption, le dĆ©tournement, le manque d’infrastructures viables, le manque de patriotisme, le manque rĆ©el d’une volontĆ© politique. Un constat qu’il prĆ©sente comme un cri d’alarme voire une mise en garde lancĆ©e Ć l’endroit des Africains notamment les jeunes, de se rĆ©veiller, de s’engager, de prendre les choses en mains, afin d’Ć©viter le stade apocalyptique de la maladie: Ā« le continent a sans doute besoin des optimistes, et aussi des bosseurs, des Africains qui croient en leurs potentiels, peu importe les situations difficiles Ā»,sāest-il exprimĆ©.
Pour que la poĆ©sie devienne un vĆ©ritable levier social , Ben Cardorel Onanga, estime qu’elle doit sortir des livres acadĆ©miques et s’ancrer dans le quotidien des communautĆ©s en organisant en l’occurrence des tournois de slam dans des espaces neutres.Ā

Par ailleurs, les Ā« Mots apologistes pour l’Afrique Ā», l’un des textes qui l’a le plus marquĆ© durant l’Ć©criture, porte son rĆŖve pour une Afrique digne, grande et originelle, capable de briller et de faire briller . Il y file la mĆ©taphore du fleuve : Ā« Le fleuve n’a pas besoin de demander Ć quiconque la permission pour atteindre la mer. Ā» Une image qu’il applique Ć l’Afrique, qui devrait se sentir libre, autonome et vĆ©ritablement indĆ©pendante danse ses dĆ©marches . Citant Elvis Adjahoungba: Ā« Tout ce qui se fait pour la jeunesse sans jeunesse est contre la jeunesse Ā». L’auteur voit dans la jeunesse, le pilier sur lequel repose la prospĆ©ritĆ© future et la continuitĆ© de la nation , et appelle plus largement la sociĆ©tĆ© Ć Ć©riger la mĆ©ritocratie en vĆ©ritable planche de salut. Il accorde une place prĆ©pondĆ©rante aux rĆ©surgences de l’Antique Ćgypte , qu’il prĆ©sente comme Ā« le pilier central servant Ć restaurer l’estime de soi collective Ā» de la fiertĆ© noire.
Disponible sur Amazon, l’ouvrage est accessible au Congo Ć la Fnac de Brazzaville depuis mi-septembre.
Avec cette premiĆØre Åuvre , Ben Cardorel Onanga ne referme pas la parenthĆØse littĆ©raire. Ā« Puisse le MaĆ®tre de l’inspiration continuer Ć nous guider pour que nous puissions de temps Ć autre parler Afrique, raconter Afrique Ā», conclut-il .
Diva NathĀ


