SLAMOUV 5: DES MOTS COMME MOYEN DE VIVRE
Ouvert ce 6 mai Ć lāInstitut franƧais du Congo, le festival Slamouv cĆ©lĆØbre sa cinquiĆØme Ć©dition sous le thĆØme āSlamer pour vivreā. InitiĆ© par la slameuse congolaise, Mariusca Moukengue, lāĆ©vĆ©nement confirme son rĆ“le central dans la promotion du slam et des voix artistiques africaines.
La 5e Ć©dition du festival sāĆ©tendra jusquāau 10 mai et met Ć lāhonneur une gĆ©nĆ©ration dāartistes pour qui le slam est Ć la fois un art, un engagement et un moyen d’existence. En effet, Ć travers la thĆ©matique retenu cette annĆ©e, le festival interroge la place de lāartiste dans la sociĆ©tĆ© et la capacitĆ© du slam Ć devenir un vĆ©ritable mĆ©tier permettant aux slameurs de vivre de leur art.Ā
Un message fort portĆ© par la directrice du festival, Mariusca Moukengue, lors de son discours d’ouverture. << Ce n’est pas qu’un festival qui s’ouvre. C’est une nĆ©cessitĆ© de s’exprimer. Cinq Ć©ditions de foi, de persĆ©vĆ©rance, de rĆ©silience, de lutte, a prouver que les mots peuvent tenir debout. Le thĆØme de cette Ć©dition rĆ©sonne comme une vĆ©ritĆ© profonde parce que parler, Ć©crire, dĆ©clamer n’est pas qu’un choix, mais une survie. C’est refuser de se taire quand le monde nous Ć©touffe >>, a-t-elle dĆ©clarĆ©.

Une ouverture tout feu, tout flammeĀ
La soirĆ©e dāouverture du Slamouv 5 a tenu toutes ses promesses avec le passage de quatre artistes qui ont marquĆ© le public. Le premier Ć monter sur scĆØne, venu de Pointe-Noire, Exokage, a donnĆ© le ton avec une performance intense et engagĆ©e. Il a Ć©tĆ© suivi par Mavie GĆ©niale (Congo), dont la prestation a su captiver par sa sensibilitĆ© et sa maĆ®trise des mots.
La scĆØne sāest ensuite ouverte Ć lāinternational avec la FranƧaise Saba, apportant une touche diffĆ©rente et universelle Ć cette cĆ©lĆ©bration de la poĆ©sie urbaine. Enfin, Fredy Massamba (Belgique (Congo) a clĆ“turĆ© cette premiĆØre soirĆ©e avec une prestation musicale remarquable, confirmant son statut dāartiste majeur et offrant un final Ć la hauteur de lāĆ©vĆ©nement.

Au sortir de la salle, Mariusca n’a pas manquĆ© d’exprimer son ressenti. Ā« Je suis remplie d’Ć©motion de voir ce beau public qui a rĆ©pondu prĆ©sent, de voir ces artistes qui ont donnĆ© le meilleur d’eux. Le festival vient de commencer mais on voit dĆ©jĆ cette chaleur humaine. Les jeunes utilisent le slam non pas de compassion mais de profession, pour le dĆ©veloppement des carriĆØres. C’est important que nous puissons le mettre en avant et le faire respecter Ā» a-t-elle confiĆ©. Dāajouter : Ā« le slam ne restera pas qu’une rĆ©fĆ©rence africaine. Le rĆŖve est qu’il devienne mondial car l’objectif c’est d’Ć©tendre notre programme afin de toucher plus d’Ć¢mes et plus de coeurs Ā».Ā
Divine Ongagna


