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INFRASTRUCTURES : LA FAO S’ENGAGE POUR LE DÉVELOPPEMENT ROUTIER À MAKOUA

La représentante de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture au Congo, Dr Ricarda Mondry, a affiché, le 30 mars à Brazzaville, la volonté de son institution d’accompagner le pays dans un projet de développement local à Makoua, dans le département de la Cuvette. Le but : faire de l’agriculture un véritable levier économique.

Reçue par le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, la responsable onusienne a insisté sur une réalité souvent sous-estimée : l’agriculture ne se limite pas à produire, elle repose sur tout un écosystème.

« L’agriculture se fait sur les terres des populations et nécessite un travail concerté entre les acteurs locaux », a-t-elle déclaré, plaidant pour une approche intégrée où collectivités, producteurs et pouvoirs publics avancent ensemble.

Au cœur de cette dynamique, une évidence s’impose : sans infrastructures, pas de transformation agricole. Routes dégradées, enclavement des zones rurales, difficultés d’accès aux marchés… autant de freins qui empêchent le secteur de révéler son potentiel.

« Produire ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir acheminer les produits vers les marchés », a-t-elle martelé, pointant la nécessité de relier efficacement les bassins de production aux centres urbains comme Brazzaville et Pointe-Noire, où se concentre l’essentiel de la demande.

Mais au-delà des routes, les échanges ont également permis d’identifier la question du foncier comme un levier essentiel pour le développement du secteur agricole. « Pour investir dans l’agriculture, il est indispensable que les populations soient rassurées sur l’accès à la terre et sur la sécurité foncière », a-t-elle souligné.

Dans cette perspective, le développement local apparaît comme la clé de voûte. « On ne peut pas faire de l’agriculture sans développement local », a-t-elle insisté, élargissant le champ d’action traditionnel de la FAO au-delà du seul ministère de l’Agriculture, pour intégrer pleinement les dynamiques territoriales.

Par ailleurs, la représentante de la FAO a encouragé les jeunes à s’intéresser davantage aux métiers agricoles, qu’elle a qualifiés de « professions d’avenir ». Elle a insisté sur les opportunités qu’offre ce secteur, notamment en matière d’entrepreneuriat et d’auto-emploi, dans un contexte marqué par le chômage des jeunes.

 Au-delà des échanges, une question reste en suspens : le Congo saura-t-il lever les obstacles structurels pour transformer son potentiel agricole en moteur réel de croissance ?

Marlyse Tchibinda

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