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HACKATHON À AKENI: LA JEUNESSE CONGOLAISE EN EFFERVESCENCE NUMÉRIQUE

Après deux jours de formation intensive, une trentaine d’étudiants du high-tech se sont retrouvés, le 27 mars, dans les locaux d’Akeni pour un hackathon placé sous le signe de l’innovation. L’objectif : mettre à l’épreuve leur créativité, leur esprit d’équipe et leur capacité à proposer des solutions concrètes aux défis contemporains.

Parmi les participants, six groupes entièrement féminins, composés chacun de huit jeunes femmes, se sont particulièrement distingués. À travers des idées audacieuses et des projets ancrés dans les réalités sociales, elles ont démontré que le numérique congolais s’écrit aussi au féminin.

Dans une atmosphère dynamique mêlant apprentissages, échanges et expérimentation, chaque équipe a travaillé autour d’une thématique spécifique, cherchant à apporter une réponse innovante à des problématiques actuelles. Cette effervescence témoigne d’un nouvel élan au sein de l’écosystème technologique congolais.

À travers cette initiative, Azaad Mante, Directrice Com & Marketing à Akeni academy rappelle l’ambition de ce type de compétition : stimuler l’innovation locale, encourager la collaboration entre jeunes talents et favoriser l’émergence de solutions numériques adaptées aux réalités du terrain.

Le parcours n’a toutefois pas été sans difficultés. Entre contraintes techniques, bugs et moments de doute, la conception d’applications s’est parfois révélée complexe. Mais la détermination des participantes n’a jamais faibli.

Pour Helja Nkeoua, étudiante en génie informatique à l’ESTIM et unique femme de la start-up Vision IT, cette expérience confirme que la technologie peut être un levier puissant pour répondre à des enjeux sociaux concrets.

Même conviction du côté de Claude Rolande Stella Malonga, étudiante en génie logiciel au CFI-CIRAS, qui défend une idée simple mais forte : « l’informatique n’a pas de genre ». Pour elle, le numérique constitue avant tout un outil d’émancipation.

Parmi les projets présentés, Mwassi Justice, porté par le groupe 6, s’est imposé comme une innovation majeure. Pensé comme une plateforme d’accompagnement des femmes victimes de violences, cet outil vise à simplifier l’accès à l’assistance juridique et psychologique. Il permettrait notamment de mettre rapidement les victimes en relation avec des professionnels, contournant ainsi les lourdeurs et les limites des procédures classiques, souvent dissuasives.

Une initiative saluée par Abelle Delicia Mouele, étudiante en réseaux et systèmes à ESPinfo et coordinatrice de l’ACDN, qui milite pour un numérique plus inclusif et plus sûr, notamment face aux violences en ligne.

De son côté, Rebecca Bénie Ondongo retient avant tout la richesse du travail collectif et l’importance de concevoir des solutions accessibles à toutes, y compris aux publics les plus vulnérables.

Au terme de cette compétition intense, le groupe 6 s’est distingué en remportant la première place, grâce à l’originalité de son projet et à la pertinence de sa réponse.

Une fierté partagée par Esther Mban, mentor engagée et business analyste chez Akeni, qui a accompagné les participantes avec proximité et bienveillance. Pour elle, ce hackathon dépasse le simple cadre technique : il s’agit avant tout d’une aventure humaine, révélatrice du potentiel et de la place des femmes dans le numérique.

À travers cette initiative, une évidence s’impose : la relève numérique congolaise est en marche, portée par une jeunesse engagée, créative et résolument tournée vers l’avenir.

Annette Kouamba Matondo 

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