NUMÉRIQUE ET JOURNALISME : OPPORTUNITÉ OU MENACE ?
De nos jours, le journalisme connaît une vraie transformation avec l’arrivée du numérique et des réseaux sociaux.
Plusieurs pratiques sont bouleversées et le rôle du journaliste est presque redéfini, ce qui fragilise parfois le métier. Mais entre innovation et fragilisation du métier, une question se pose : le numérique est-il une opportunité ou une menace pour le journalisme ?
La montée en puissance des technologies de l’information et de la communication a profondément modifié les techniques de collecte et de diffusion de l’information.
Aujourd’hui, plusieurs journalistes utilisent de plus en plus les smartphones, les réseaux sociaux et les plateformes numériques pour collecter et diffuser les informations, favorisant ainsi la création de plusieurs médias en ligne.
Selon les acteurs du secteur, cette évolution permet une circulation plus rapide de l’information et favorise le développement du mojo (mobile journalisme).
Cependant, cette transformation impose aussi de nouvelles compétences comme la maîtrise des outils numériques, le fact-checking, la lutte contre la désinformation, et autres.
Pour de nombreux professionnels de l’information, le numérique représente d’abord une opportunité. Car il permet la diffusion instantanée de l’information, une visibilité accrue des médias locaux, la réduction des coûts de production, et l’émergence de nouveaux formats, notamment les réels, les lives et les podcasts. Aujourd’hui par exemple : le public n’est plus contraint d’attendre les journaux télévisés du soir pour s’informer parce qu’avec les réseaux sociaux il y a l’instantanéité.
Dans ce sens, le numérique contribue à moderniser le paysage médiatique congolais et ouvre de nouvelles perspectives professionnelles pour les jeunes journalistes. Par exemple, au lieu de chercher uniquement une place dans les médias traditionnels qui ne sont pas déjà assez au Congo.
Nombreux sont les jeunes qui créent leurs médias, d’autres s’associent parfois à deux ou à trois. Ce qui permet de lutter contre le chômage. Mais cette transformation n’est pas sans risques. Au Congo, plusieurs difficultés sont régulièrement évoquées, entre autres la montée de la désinformation et des fake news, la précarité économique des journalistes, le non-respect de la ligne éditoriale sur les contenus diffusés en ligne, et la pression de l’instantanéité qui peut nuire à la vérification des faits.
À cela s’ajoute la question de l’éthique journalistique. Dans un environnement numérique saturé d’informations, la frontière entre information fiable et contenu non vérifié devient parfois difficile à distinguer.
Les médias sont appelés à s’adapter aux nouvelles exigences du numérique. Cependant, les journalistes congolais devraient s’adapter aux NTIC sans perdre de vue l’essentiel, qui est la rigueur, l’éthique et la fiabilité de l’information.
Vitia Koutia



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