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LE CAFÉ SANITAIRE : PRÉVENIR LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS PAR L’INFORMATION

Le gynécologue-obstétricien et enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi, le Dr Darius Eryx Mbou Essie, a animé le 28 mars à Brazzaville une rencontre de sensibilisation sur les cancers de la femme, avec un accent sur le cancer du col de l’utérus. Baptisée « Café sanitaire », la rencontre était placée sous le thème : « Dépistage des lésions précancéreuses : ma santé, mon droit de savoir ».

Le Café sanitaire a réuni des femmes issues de divers horizons, notamment des professionnelles de la santé, des journalistes, des économistes, des représentantes d’organisations non gouvernementales et des étudiantes.

Dans une atmosphère conviviale et détendue, le docteur Darius Eryx Mbou Essie, accompagné de ses collègues du cabinet Congo Health Consulting, a d’abord expliqué aux participantes l’emplacement de certains organes de l’appareil reproducteur féminin. L’objectif était de montrer que le cancer du col de l’utérus peut être évité grâce à la détection précoce des lésions précancéreuses. Détectables à travers certains examens cliniques, notamment la colposcopie, ces lésions peuvent évoluer vers un cancer après une période de 15 à 20 ans si elles ne sont pas prises en charge. Un délai qui laisse largement le temps de traiter la patiente et de prévenir la maladie. Les professionnels de la santé ont également précisé que ces lésions sont en partie causées par le papillomavirus, transmis lors de rapports sexuels non protégés.

«  On informe les femmes pour qu’elles comprennent que les facteurs de risques, notamment les rapports sexuels précoces, le partenariat multiplie et le refus de dépistage augmente augmentent l’incidence des lésions précancéreuses et donc du cancer. Nous invitons les femmes à se faire dépister régulièrement. À partir de 25 ans, chaque femme doit faire un frottis utérin, la colposcopie ou l’inspection visuelle du col de l’utérus », a expliqué le docteur Darius Eryx Mbou Essie.

Avant d’ajouter : « Le cancer coûte cher pour le guérir, même à un stade peu avancé. Mieux vaut prévenir le cancer que le guérir à travers la détection des lésions précancéreuses ».

Cette initiative a offert aux participantes une occasion rare de poser leurs questions, d’écouter des témoignages de personnes ayant vécu aux côtés de patientes atteintes du cancer du col de l’utérus ou du sein, mais aussi d’apprendre, à travers des démonstrations pratiques, comment prendre soin de leur santé. Une véritable aubaine pour Marhya Moussiele, coordonnatrice d’une association de jeunes, qui entend relayer le message autour d’elle.

« Avant ce jour, je n’avais aucune idée de ce que sont les lésions précancéreuses et j’ignorais que le cancer du col de l’utérus pouvait être évité. On nous a montré l’importance de se faire dépister régulièrement et comment se déroule le dépistage. Nous avons vu le matériel chirurgical utilisé pour ces examens et pour le traitement des lésions précancéreuses. Je vais sensibiliser mes sœurs et mes amies à prendre soin de leur santé. », a t’elle déclaré.

À son tour, Iness Eyoka, une autre participante, confie : « Il vaut mieux se faire dépister à temps, grâce à des visites médicales régulières, que de devoir traiter un cancer. Je n’étais pas suffisamment informée de ces notions. La sous-information est criarde dans notre pays. Tous ces conseils ont positivement impacté ma vision de la santé féminine. »

À l’issue de cet événement, les organisateurs du Café sanitaire ambitionnent de pérenniser cette initiative et de l’élargir afin de toucher un plus grand nombre de femmes dans les différents départements du Congo.

Sandra Bakouika

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