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ÉLECTIONS 2026 : LES ACTEURS DE L’INFORMATION OUTILLÉS CONTRE LA DÉSINFORMATION

Dans le cadre de la promotion de la citoyenneté numérique et de la lutte contre la désinformation en période électorale, une session de formation hybride sur l’usage responsable des réseaux sociaux et l’intégrité électorale s’est tenue le 9 mars à l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) à Brazzaville. Elle a réuni journalistes, responsables de communication des partis politiques, créateurs de contenus et experts des plateformes numériques.

Initiée par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), en partenariat avec l’ARPCE et la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), cette rencontre visait à renforcer la transparence du processus électoral et à promouvoir des pratiques éthiques dans l’utilisation des réseaux sociaux à l’approche de l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars en République du Congo.

La première partie de cette session interactive a été animée en ligne par Thys Kazad, responsable de l’intégrité électorale au sein de Meta. L’intervenant a présenté les politiques de contenu et les standards communautaires appliqués sur les différentes plateformes du groupe. Il a également expliqué les mécanismes de lutte contre la désinformation ainsi que les procédures de signalement des comptes ou contenus suspects.

Selon lui, l’objectif de Meta en période électorale est d’empêcher toute ingérence illégale sur ses plateformes tout en permettant aux citoyens de participer librement au débat démocratique. Le groupe Meta regroupe plusieurs applications majeures telles que Facebook, Messenger et Instagram, qui comptent près de quatre milliards d’utilisateurs actifs chaque mois dans le monde.

Pour Gloria Imelda Lossele, journaliste, cette initiative permet aux professionnels des médias de mieux comprendre les règles de fonctionnement des plateformes numériques.

« Je salue cette initiative très importante pour nous, journalistes. Elle nous permet de mieux comprendre les règles et les mécanismes des différentes plateformes afin de prévenir la désinformation et de promouvoir une information fiable », a-t-elle déclaré.

La seconde intervention, également organisée en ligne, a été assurée par Yovanka, qui a présenté les politiques de TikTok en faveur de l’intégrité électorale. Son intervention s’est articulée autour de trois axes : la sécurité en ligne et les règles communautaires, la promotion de l’intégrité des élections et la lutte contre la désinformation.

Elle a expliqué que la plateforme s’emploie à maintenir un environnement numérique sûr en luttant contre les contenus violents ou haineux et en protégeant les comptes ainsi que les données personnelles des utilisateurs. TikTok met également en œuvre des mécanismes de détection rapide des contenus manipulatoires et collabore avec des partenaires spécialisés pour limiter la propagation de fausses informations.

« En tant qu’homme de média, cette formation nous a permis d’améliorer notre manière de structurer l’information et de traiter nos sujets avec plus de clarté et de professionnalisme », a déclaré Valdy Mbemba, journaliste.

La dernière partie de la session s’est déroulée en présentiel. Les participants ont été édifiés par deux experts sur les principes du fact-checking, notamment les méthodes de vérification de l’information et l’identification des sources fiables.

Cette session de formation a permis de sensibiliser les acteurs de l’information et de la communication aux enjeux liés à la désinformation en ligne. Elle constitue également une première en République du Congo, où une initiative de ce type est organisée en période électorale.

Aubie Gelie Ebata

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