BUDGET 2025: L’ÉTAT TABLE SUR UN SOLDE EXCÉDENTAIRE
Le Parlement congolais a adopté, les 16 et 18 décembre à Brazzaville, la loi de finances rectificative de l’État pour l’exercice 2025 ainsi que la loi de règlement, exercice 2024.
Le budget réajusté de 2025 est arrêté à 2 550,7 milliards FCFA en recettes et 2 198,7 milliards FCFA en dépenses, dégageant un excédent budgétaire prévisionnel de 352 milliards FCFA. Cet excédent vise à combler les tensions de trésorerie et de financement, tout en maintenant l’équilibre du budget initial. Le budget s’articule autour de 21 dotations et 148 programmes en faveur des institutions et ministères.
Selon les parlementaires, cette loi de finances rectificative reste conforme aux orientations du Plan national de développement 2022-2026, avec un accent particulier sur la jeunesse. Elle s’inscrit également dans la dynamique des réformes économiques et financières du Pref-Cémac et du programme appuyé par le Fonds monétaire international (FMI), avec pour objectifs la stabilité macroéconomique, la soutenabilité des finances publiques et une croissance inclusive.
Par ailleurs, la loi de règlement, exercice 2024, a été adoptée avec des recommandations. L’exécution budgétaire fait ressortir des recettes totales de 2 494,2 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 89,3 %. Les recettes fiscales intérieures ont progressé de 15,2 %, tandis que les recettes douanières ont enregistré une hausse de 28 %. En revanche, les recettes pétrolières ont reculé de 10,5 %.
Les dépenses budgétaires, prévues à 2 069,7 milliards FCFA, ont été exécutées à hauteur de 2 006,3 milliards FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 80,7 %.
Interpellé sur la faible production des états financiers par certaines entreprises publiques, le ministre des Finances, Christian Yoka, a annoncé l’examen prochain d’un projet de loi sur la gouvernance des entreprises publiques. Ce texte prévoit notamment des obligations de performance et de transparence financière, afin de renforcer la crédibilité et la gestion des ressources publiques.
Maya Delcourt.


