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MEDIA UFEMCO

TRIBUNE DES MÉDIAS: LA PAROLE DONNÉE AUX PROFESSIONNELS ET AU PUBLIC

Trois semaines après  la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union des femmes des médias du Congo a organisé le 30 mai 2026 à son siège une émission-débat intitulée « Tribune des Médias ». Trois panels stratégiques ont réuni journalistes, étudiants en journalisme et acteurs de la société civile pour prolonger la réflexion sur l’état des médias congolais, entre liberté d’expression, défi du numérique et protection des professionnels du secteur.

Pour ouvrir les échanges, le premier panel a planté le décor avec Wences de la Ville rédacteur en chef a Vox TV et Roger Ngombé secrétaire général du Réseau Panafricain des Journalistes (RPJ) qui sont revenus sur la liberté d’expression au Congo. Face au public, ils ont décrit les réalités du terrain , en insistant sur le fait que le journalisme critique résiste, mais il exige de la rigueur. Roger Ngombé a particulièrement conseillé aux journalistes de prendre connaissance des lois qui régissent leur secteur pour mieux défendre leur métier.

Dans la continuité, le deuxième panel s’est concentré sur le défi numérique. Quentin Loubou coordonnateur de l’hebdomadaire Bassin du Congo à ADIAC a alerté sur l’intelligence artificielle qui accélère la production de l’info, mais amplifie aussi la désinformation. Pour lui, l’IA devrait surtout être un outil décisionnel au service des rédactions. Suite à la question d’une étudiante, Clavis Kiba promoteur d’un média en ligne a ensuite donné des astuces concrètes pour déjouer les fake news sur les réseaux sociaux.

Pour conclure, le troisième panel a posé les sujets sensibles avec Horgerie Guempiaut, directrice commerciale à Télé Congo qui a dénoncé la faible représentativité des femmes aux postes de décision, malgré leur présence massive en rédaction, et à incité ces dernières à la formation continue. Arsène Severin, président de l’organisation Journaliste et Éthique Congo (JEC) , a quant à lui rappelé une réalité persistante , celle de l’interpellation, des menaces et des poursuites dont font encore l’objet les journalistes congolais dans l’exercice de leur fonction. La protection des professionnels reste donc un chantier pour le JEC.

D’un rendez-vous à l’autre, l’Union des Femmes des Médias du Congo confirme que dialoguer, c’est déjà défendre une information libre et responsable.

Solane Lekibi 

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