SIDA: «LE TAUX DE CONTAMINATION EST PLUS ELEVE CHEZ LES JEUNES ET LES ADOLESCENTS »
La 36ème journée mondiale de la lutte contre le VIH/sida a été célébrée le 1er décembre dernier sur le thème « suivons le chemin des droits ». Pour ne pas dérober à la règle nécessitant la sensibilisation et l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes du VIH, Jean Pierre Mahoungou, coordonnateur national du réseau national des associations des personnes agissants positivement pour la santé au Congo ( Renapc) , a accordé le 5 décembre, une interview à la rédaction de l’Union des Femmes des Medias du Congo (Ufemco).
-Union des Femmes des Médias du Congo(Ufemco): à ce jour, comment se présente le taux de prévalence des pvvih au Congo ?
-Jean Pierre Mahoungo (JPM): la séroprévalence s’élève à un pourcentage de 3,2 sur toute l’étendue du territoire national. Sur cent personnes vivantes au Congo, nous trouverons environ quatre séropositifs. Sur ce, on est dans le cas d’une épidémie de type généralisé. Mais dans cette épidémiologie, il y’a des groupes dont la séroprévalence est très élevée, notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes où la dernière enquête donne une séroprévalence de 41,2%, suivi des professionnelles de sexes, ainsi que la population carcérale.
-UFEMCO: qu’est ce justifie selon vous le relâchement quant à la sensibilisation sur le terrain?
-JPM: la prévention est malheureusement l’enfant pauvre de notre stratégie nationale de riposte au VIH. Le plan stratégique actuel n’est pas financé à cent pour cent. Les partenaires majeurs sont l’Etat et le Fonds Mondial, et cela ne suffit pas. Pour arriver à 2030 où le Sida ne sera plus un problème majeur de santé, il faut que la totalité des axes de nos stratégies soient pris en charge. C’est ce qui nous pousse à faire différemment avec le peu de moyens que nous avons.
-UFEMCO: c’est la couche juvénile qui se rapproche de plus en plus des services habiletés, comment percevez-vous cette volonté personnelle de ces citoyens congolais à se faire dépister ?
JPM: dans le cadre de notre partenariat avec l’Etat, nous avons diversifié l’offre du dépistage, parce qu’elle était seulement centré dans les lieux de santé et pour cela il y avait une démarche à suivre. Aujourd’hui nous avons le dépistage qui se fait dans la communauté par les personnes formées par le programme national de lutte contre le VIH/sida. Nous déroulons les activités à l’endroit de la jeunesse parcequ’au Congo, nous avons des nouvelles infections auprès jeunes et des ados qui sont très élevées. Nous travaillons sur ces axes pour dépister et mettre sous traitement le maximum des personnes qui peuvent être atteintes. La personne dépistée positive est automatiquement mise sous traitement et suivi. Psychologiquement, il y’a des associations mis en place pour les accompagner.
-UFEMCO: un dernier mot pour clore notre entretient
-JPM: la lutte contre le VIH/sida commence par connaitre son statut sérologique. A côté de cela, utiliser les moyens de prévention qui sont le port du préservatif, pratiquer l’abstinence et se mettre sous un traitement prophylactique pré-exposition.
Affirmé par la directrice du programme national de lutte contre le VIH/sida et les infections transmissibles, le docteur Laure Cécile Mapapa Miakassissa, les statistiques de 2023 au Congo étaient de 124.000 pvvih dont 7.400 décès et 10.000 nouvelles infections enregistrées, tandis qu’à l’échelle mondiale, l’Organisation Mondiale de la Sante a souligné pour la même année 39,9 millions de pvvih, soit 630.000 décès et 1,3 millions d’infections signalées
Diva Nath


