BIODIVERSITE : L’APPORT DES CONNAISSANCES AUTOCHTONES DANS LA CONSERVATION
Le responsable de la Conservation pour le Bassin du Congo au WWF International, Jaap van der Waarde, a pour sa part, relevé le point d’honneur mis dans ce rapport sur le rôle des connaissances autochtones dans la conservation. A en croire ses propos, les communautés autochtones, qui cohabitent avec ces forêts depuis des générations, sont des acteurs clés dans la préservation et la compréhension de cette biodiversité. « Bon nombre des espèces mentionnées dans ce rapport bien que nouvellement décrites dans la littérature scientifique, sont connues des communautés locales depuis des générations », a-t-il déclaré.
A Moïse Kono, coordinateur des Peuples Autochtones pour le WWF Cameroun de renchérir : « Depuis des siècles, les communautés autochtones vivent en harmonie avec les forêts. Reconnaître leurs connaissances est essentiel au succès des initiatives de conservation. Il est crucial que leurs voix et leurs droits soient respectés en tant que gardiens de ces terres ».
Protéger la biodiversité
A l’issue de ce rapport, des découvertes et résultats qui y ressortent, le WWF appelle à une action urgente pour protéger la biodiversité unique et menacée du Bassin du Congo. Les gouvernements de la région se sont engagés à placer 30 % de leurs terres sous une forme de protection d’ici 2030, et ils ont besoin d’un soutien pour identifier ces zones et les protéger efficacement. Les aires protégées existantes nécessitent une gestion efficace.
le WWF a également rappelé qu’une étude récente menée au Gabon et au Congo a révélé qu’un plus grand nombre de grands mammifères se trouvent dans les concessions forestières certifiées par le Forest Stewardship Council (FSC), contrairement aux forêts non certifiées. Pour ce faire, la certification en matière de durabilité s’avère donc être une méthode éprouvée pour protéger la biodiversité tout en générant des avantages économiques pour les communautés et les gouvernements.
Notons que la production de ce rapport s’inscrit dans la continuité du Rapport-Planete-Vivante 2024 du WWF, qui a révélé un déclin alarmant des populations mondiales de la faune, notamment dans les régions tropicales.
Maya Delcourt


