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MODE : LES CHIGNONS MULTICOLORES SÉDUISENT ET DEVIENNENT TENDANCE

Une vague de couleurs déferle sur les rues de Brazzaville. Chignons rouges, verts, oranges, blonds ou même arc-en-ciel, ces accessoires de mode s’imposent chez les jeunes congolaises.

Plus qu’un simple choix esthétique, ces coiffures traduisent une envie de s’affranchir des normes traditionnelles de beauté. Les jeunes femmes se réinventent, cassent les codes et revendiquent leur personnalité à travers des styles éclatants inspirés des tendances mondiales.

Entre influences pop et affirmation identitaire, les idées ne manquent pas : réseaux sociaux, clips musicaux, influenceuses, mais aussi les icônes des années 1980 comme Cyndi Lauper, célèbre pour ses coiffures flamboyantes. À ces inspirations s’ajoutent d’autres touches esthétiques : piercing, extensions capillaires, tatouages de cils,  qui complètent le look.

Pour certaines, cette coiffure est bien plus qu’un accessoire. « Pour moi, c’est une façon d’être à ma mode », confie Prisca, 22 ans, arborant un chignon rouge éclatant. « Je veux qu’on me voie, qu’on me reconnaisse. C’est mon style », poursuit-elle.

Si les adolescentes et jeunes femmes adoptent ces couleurs sans hésiter, du côté des parents, l’enthousiasme est plus mesuré. Entre amusement, inquiétude et incompréhension, les réactions oscillent. « On ne reconnaît plus nos propres enfants », lance une mère rencontrée au marché Total, mi-rieuse, mi-inquiète, face à ces métamorphoses parfois spectaculaires.

Dans de nombreuses familles, ces nouveaux looks deviennent sujets de discussions, voire de débats animés autour de la liberté d’apparence.

Une aubaine pour les salons de coiffure vu que les professionnels de la beauté ont vite compris l’intérêt de surfer sur cette vague.  Résultat : importation accrue de mèches colorées, formations express aux techniques de coloration, création de prestations “chignons arc-en-ciel” très demandées.

Certains salons ont enregistré une nette hausse de fréquentation, pendant la période festive de cette fin d’année. Cette tendance capillaire se transforme ainsi en véritable opportunité économique pour de nombreux artisans du secteur. Puisque la vente de la perruque est fixée entre 2500 et 3500 fcfa.

Une mode durable ?

Difficile de prédire la longévité de cet engouement. Mais pour l’instant, il s’inscrit dans un mouvement global où la jeunesse congolaise affirme un style audacieux, libre, parfois provocateur, mais indéniablement créatif. Enfin, une chose est sûre : les rues de Brazzaville n’ont jamais été aussi vibrantes et colorées.

Annette Kouamba Matondo

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