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LES ENTREPRISES AFRICAINES MISENT SUR LA FORMATION DE LEURS FUTURS INGÉNIEURS

La 30ᵉ session des Vendredis de Carrefour, également appelée Think Tank, s’est achevée le vendredi 5 décembre 2025 à Brazzaville. Pour cette journée de clôture, plusieurs panels se sont succédé, notamment celui consacré au thème : « Contenu local et responsabilité sociétale : marché domestique, politiques d’achats locaux et gouvernance sociale pour un équilibre responsable ».

Au cours de ce panel, des chefs d’entreprise issus de différents secteurs ont pris la parole. Ils ont notamment évoqué le réel manque de ressources humaines qualifiées dans plusieurs pays africains. Cette situation est à l’origine d’un déséquilibre persistant entre les compétences recherchées par les entreprises locales et les profils des demandeurs d’emploi.

« Il nous arrive souvent d’avoir du mal à trouver des ingénieurs dans les domaines particulièrement techniques comme les pré-statiques, le montage ou la maintenance. Cela nous pousse à aller chercher les compétences occidentales. », a indiqué Dibril Tobé, directeur général d’Airtel Congo.

Le même problème de manque de ressources nécessaires au bon fonctionnement des entreprises a été souligné par Omar Semega, Président-directeur général d’Imperatus Energy, active dans le secteur pétrolier. Mais cette fois-ci, l’analyse portait sur un spectre plus large, englobant aussi bien les ressources humaines que les ressources matérielles. Un défi auquel son entreprise a réussi à faire face en mettant en place un modèle économique intégré à l’échelle de la sous-région Afrique centrale. « On a réussi à mettre en place un modèle de contenu local qui fonctionne. Cela nous évite d’aller chercher en Europe ou en Amérique les ressources dont nous avons besoin. Nous commençons par regarder au Congo, puis dans les pays voisins et plus largement en Afrique. L’avantage est que nous sommes dans une relation gagnant-gagnant et le marché africain est à la fois vendeur et acheteur. Nous nous disons que nous allons produire ce que nous pouvons nous-mêmes consommer », a t-il expliqué.

Les panélistes ont également proposé d’autres pistes de solution aux problèmes soulevés, notamment la mise en place d’un système de formation des jeunes adapté aux besoins spécifiques des entreprises. Il s’agirait, pour les sociétés opérant sur le continent africain, de créer leurs propres écoles capables de former des ingénieurs qu’elles pourraient ensuite recruter.

Sandra Bakouika 

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