INTERVIEW : MERYLL MEZATH, UNE VISION POUR INSPIRER ET TRANSFORMER LES VIES
Originaire du Congo-Brazzaville, Meryll Mezath sāest toujours dĆ©marquĆ©e par sa volontĆ© de transcender les obstacles. Dans cette interview exclusive, Meryll Mezath, journaliste, consultante mĆ©dia et crĆ©atrice du podcast « à la Bonne PlaceĀ Ā», partage son parcours et ses ambitions pour un avenir où les femmes prennent une place prĆ©pondĆ©rante dans tous les secteurs. DĆ©couvrez son engagement et sa vision pour lāĆ©galitĆ© et lāautonomisation des femmes.
Union des femmes des médias du Congo (Ufemco): Pouvez-vous nous parler de vos débuts en tant que journaliste ?
Meryll Mezath (M.M)Ā : Jāai fait mes dĆ©buts dans le mĆ©tier Ć la tĆ©lĆ©vision en 2005. Jāai eu le privilĆØge de co-produire Tropikultures, une plateforme valorisant du travail des artistes du Congo. En 2008 jāai obtenu une bourse dāĆ©tude en journalisme au CFPJ, lāune des institutions de rĆ©fĆ©rence en journalisme, et dāapprofondir mes compĆ©tences dans mon domaine de prĆ©dilection, la culture.
Pouvez-vous nous partager votre expérience en tant que Rédactrice en chef du supplément culturel des Dépêches de Brazzaville actuel « Les Dépêches du Bassin du Congo » ?
M.MĀ : Devenir la rĆ©dactrice en chef du supplĆ©ment littĆ©raire des DĆ©pĆŖches de Brazzaville et, par la suite, de ce que nous appelions « lāĆdition du samediĀ Ā» a Ć©tĆ© particuliĆØrement significatif pour la jeune femme congolaise que jāĆ©tais Ć lāĆ©poque. CāĆ©tait lāoccasion de prouver mon niveau dāexigence Ć moi-mĆŖme, tout en dĆ©montrant au continent, voilĆ ce qui se passe Ć Brazzaville, voilĆ ce qui sāĆ©crit dans un journal exigent et ambitieux du Congo.
Vous Ć©voquez souvent lāimportance de rĆ©inventer les rĆ©cits culturels et personnels. Pourquoi est-ce une prioritĆ© dans vos projets ?
Jāai compris une vĆ©ritĆ© essentielle : tant que nous, Africains, resterons passifs face Ć la maniĆØre dont nos histoires sont racontĆ©es, le monde continuera de nous rĆ©duire Ć lāimage du continent de la pauvretĆ©, de la faim, du dĆ©sespoir. Le dĆ©fi des mĆ©dias Ć©tablis comme le vĆ“tre, des plateformes comme la mienne, et de toutes celles qui existent, petits et grands, est de diffuser un message qui rĆ©vĆØle les vĆ©ritables potentiels de nos pays et du continent dans son ensemble. Il sāagit de valoriser, de maniĆØre consciente et intentionnelle, lāinnovation, le talent, la crĆ©ativitĆ©, et de raconter des histoires authentiques. En procĆ©dant ainsi, nous changerons non seulement la faƧon dont nous nous percevons, mais aussi, progressivement, comment le monde nous perƧoit.
Quel est le message central que vous souhaitez transmettre avec votre nouveau podcast Ć la Bonne Place ?
M.MĀ : Encourager chaque femme Ć sāaimer profondĆ©ment, Ć sāautoriser Ć vivre pleinement une vie en harmonie avec ses valeurs et ses rĆŖves, loin des contraintes et des attentes imposĆ©es par la sociĆ©tĆ©.
Comment conciliez-vous vos engagements professionnels avec votre propre quĆŖte dāĆ©quilibre et de sens ?
M.MĀ : Un pas Ć la fois. Cāest un travail de tous les jours qui se construit chaque jour avec beaucoup de sĆ©rĆ©nitĆ©. Le tout cāest dāĆŖtre intentionnel Ć chaque fois. Savoir pourquoi sāengager dans tel projet, pourquoi accepter telle opportunitĆ©. Et il est tout aussi important de savoir dire non lorsque cela va Ć lāencontre de ma vision ou de mes valeurs.
Si vous deviez rƩsumer votre philosophie de vie en une phrase, laquelle serait-elle ?
M.MĀ : Il est essentiel dāĆŖtre fidĆØle Ć soi-mĆŖme, dāembrasser chaque Ć©tape de la vie avec gratitude et de toujours se rĆ©inventer.
Par Emilia K.G


