ECONOMIE VERTE: UNE OPPORTUNITE POUR LA JEUNESSE PONTENEGRINE
DĆ©finie par le Programme des Nations unies pour lāenvironnement (PNUE) comme une Ć©conomie qui amĆ©liore le bien-ĆŖtre humain et lāĆ©quitĆ© sociale tout en rĆ©duisant les risques environnementaux et la pĆ©nurie de ressources, lāĆ©conomie verte a Ć©tĆ© au cÅur du panel ministĆ©riel tenu le 21 aoĆ»t Ć lāouverture de la 5e Ć©dition du Forum Horizon initiative et crĆ©ativitĆ©.
Sous la modĆ©ration du ministre dāĆtat, des Affaires fonciĆØres et du Domaine public, Pierre Mabiala, les ministres Juste DĆ©sirĆ© Moundele et Ghislain Thierry Maguessa EbomĆ© ont tour Ć tour expliquĆ© le concept avant de proposer un focus national destinĆ© Ć la jeunesse.
Le ministre de lāAssainissement urbain, du DĆ©veloppement local et de lāEntretien routier, Juste DĆ©sirĆ© Moundele, a identifiĆ© six mĆ©tiers par lesquels les Congolais, notamment les habitants de Pointe-Noire, pourraient sāinvestir pour soutenir et dĆ©velopper une Ć©conomie locale verte. Il sāagit de lāĆ©cotourisme, lāassainissement, la mode Ć travers le textile et la couture ā Ć lāimage de la marque Thriffty ā, la cosmĆ©tique avec des produits naturels, le transport et lāindustrie de transformation. Selon lui, ces filiĆØres doivent encourager lāinnovation et instaurer un mode de vie plus respectueux de lāenvironnement afin de faire face Ć des dĆ©fis comme la pollution, la rarĆ©faction des ressources ou le chĆ“mage.
Concernant lāassainissement, le ministre a rappelĆ© quāil est possible de transformer les ordures en matiĆØres premiĆØres. Ā« Rien quāentre Brazzaville et Pointe-Noire, on compte prĆØs de 2.000 collecteurs de dĆ©chets dans lāinformel et en groupements. Mais que font-ils de ces dĆ©chets ? Ils sont enfouis alors quāils pourraient ĆŖtre transformĆ©s en matiĆØres premiĆØres. Il existe une vĆ©ritable niche de crĆ©ation dāentreprises pour les jeunes Ā», a-t-il insistĆ©. Il a prĆ©cisĆ© quāil ne sāagit pas de viser dāemblĆ©e des projets coĆ»teux comme la biomasse ou la production dāĆ©lectricitĆ©, mais de progresser Ć©tape par Ć©tape. Le tri sĆ©lectif (verre, mĆ©taux, papier-carton, plastique, matiĆØres organiques) permet ensuite aux filiĆØres spĆ©cialisĆ©es de recycler ces matĆ©riaux grĆ¢ce Ć des procĆ©dĆ©s comme le broyage, le compostage ou la mĆ©thanisation, rĆ©duisant ainsi lāextraction de ressources vierges et lāimpact Ć©cologique.
Pour sa part, le ministre de lāEnseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa EbomĆ©, a soulignĆ© lāimportance de la formation. Ā« Le concept dĆ©sormais Ć la mode, cāest lāemployabilitĆ©. Mais on ne peut parler dāemployabilitĆ© sans formation. Sans cela, on nāest pas employable Ā», a-t-il affirmĆ©.
Il a prĆ©sentĆ© aux jeunes de Pointe-Noire les offres de formation existantes et celles Ć venir. Il a notamment annoncĆ© lāinauguration, dāici octobre-novembre, de lāĆ©cole des mĆ©tiers du bois Ć Mossendjo (Niari) et de lāĆ©cole des mĆ©tiers des mines Ć SouankĆ© (Sangha). Ć Pointe-Noire, en plus du lycĆ©e Victor Augagneur, dĆ©jĆ reconnu pour ses formations industrielles, un BTS en mĆ©tiers industriels sera lancĆ© au sein du lycĆ©e Pouaty Bernard pour renforcer lāoffre destinĆ©e aux jeunes.
Merveille Atipo


