DOSSIER 3 MAI : LE JEC, BOUCLIER DES JOURNALISTES CONGOLAIS
Ć lāoccasion de la JournĆ©e mondiale de la libertĆ© de la presse, le Journalisme et Ćthique Congo (JEC) a dressĆ© le 2 mai un Ć©tat des lieux de la libertĆ© de la presse au Congo. Mais au-delĆ de cette prise de parole, que reprĆ©sente rĆ©ellement cette organisation dans le paysage mĆ©diatique national ?
CrƩƩ en 2022 Ć Brazzaville, le JEC est dirigĆ© par le journaliste ArsĆØne Severin, entourĆ© de professionnels des mĆ©dias et du droit. Lāorganisation sāest donnĆ©e pour mission de dĆ©fendre les journalistes et de promouvoir une pratique Ć©thique du mĆ©tier.
Dans sa déclaration du 2 mai, le JEC alerte sur une liberté de la presse encore fragile au Congo : précarité économique, insuffisances de protection, pressions diverses et cyberharcèlement.
Pour lāorganisation, le pays ne traverse pas une crise ouverte, mais se situe dans une Ā« zone grise Ā», marquĆ©e par des fragilitĆ©s diffuses mais persistantes.
Le cas de la journaliste Rosie Pioth, victime de pressions aprĆØs une enquĆŖte sensible, illustre ces tensions.
Face Ć ces situations, le JEC joue un rĆ“le de vigie : il alerte les autoritĆ©s, saisit lāopinion et accompagne les journalistes en difficultĆ©.
Au-delĆ de la dĆ©fense, lāorganisation insiste aussi sur lāĆ©thique journalistique, rappelant les exigences du mĆ©tier : vĆ©rification de lāinformation, responsabilitĆ© et respect de lāintĆ©rĆŖt gĆ©nĆ©ral.
Dans un paysage mĆ©diatique encore fragmentĆ©, le JEC sāimpose progressivement comme un acteur de rĆ©gulation et de structuration du secteur.
Ginta


