AZAAD MANTE: L’ART DE COMMUNIQUER AVEC PASSION
Passionnée et déterminée, Azaad Manté s’est imposée dans le monde de la communication sans que rien ne la prédestine à cette carrière. Avec un parcours marqué par l’audace et l’apprentissage, elle a su transformer chaque opportunité en tremplin.
En 1999, alors âgée de 24 ans, Azaad quitte le nid familial pour rejoindre le Forum des Jeunes Entreprises du Congo (FJEC). Dans un contexte post-conflit, sa famille hésite, mais elle obtient leur confiance grâce au soutien du Père Christian de la Brestesche. Assistante en communication, elle découvre l’univers des ONG et de l’entrepreneuriat solidaire.
Parallèlement, elle obtient une maîtrise en littératures et civilisations africaines et fréquente le Centre culturel français de Brazzaville (CCF). Lors d’une rencontre littéraire, elle est repérée par la directrice de l’époque, Marie-Charlotte Bolot, qui lui propose une mission pour RFI. Malgré ses doutes, elle relève le défi et quitte le FJEC.
L’ascension dans la communication culturelle
Sa collaboration avec le CCF est un succès. Recommandée par RFI, elle devient en 2001 la première chargée de communication de l’Institut Français du Congo (IFC). En parallèle, elle jongle avec son rôle de jeune maman.
Consciente de ses lacunes, elle part en France en 2006 grâce à une bourse Egide pour un master en communication au CELSA. « J’étais étranglée par l’angoisse, le mal du pays et la peur d’échouer ! » confie-t-elle. Mais elle en ressort renforcée.
De retour à Brazzaville en 2007, elle insuffle un nouveau dynamisme à l’IFC. Pourtant, en 2011, elle décide de tourner la page. « J’étais à bout de souffle… et l’ego des artistes commençait à me taper sur le système ! » dit-elle avec humour.
L’Union européenne, un nouveau tournant
En 2014, elle intègre la délégation de l’Union européenne au Congo. Un univers plus structuré, où elle doit s’adapter à un cadre exigeant. « Il faut savoir observer, demander de l’appui et trouver sa valeur ajoutée. »
Aujourd’hui, à 50 ans, Azaad est à un carrefour. Continuer dans la communication ou explorer une nouvelle voie ? « Je me laisse porter par le vent… de la confiance en moi et en ma foi ! » lance-t-elle avec un sourire.
Son deuxième prénom, Vie Decoeur, choisi par son père pour lui insuffler noblesse et altruisme, prend tout son sens. Entière et engagée, Azaad donne toujours le meilleur d’elle-même. Et quand la lassitude s’installe, elle trouve refuge dans son jardin, où la terre et les plantes lui offrent sérénité et renouveau.
Ginta


