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SÛRETÉ AERIENNE: LE CONGO ACCÉLÈRE SA MISE À NIVEAU

Le Congo poursuit le renforcement de son système de sûreté de l’aviation civile. Réuni le 28 août à Brazzaville, le Comité national de sûreté de l’aviation civile (Cnsac) a adopté plusieurs mesures visant à corriger les insuffisances relevées lors de l’audit de sûreté de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), réalisé en mars 2025.

La mise en œuvre du Plan d’action corrective, le renforcement de la formation, l’amélioration du contrôle de qualité et l’acquisition de nouveaux équipements de sûreté figurent parmi les principaux axes retenus à l’issue de la 16e session ordinaire du Comité national de sûreté de l’aviation civile.

Présidant les travaux, le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba, a appelé les différents acteurs à traduire les engagements pris en actions concrètes afin de renforcer durablement le dispositif national.

« Nous devons faire de notre cher pays, la République du Congo, un État disposant d’un système de sûreté solide, efficace, conforme aux normes internationales et capable de répondre durablement à l’évolution des menaces », a déclaré le ministre.

Cette ambition intervient dans le prolongement de l’audit de sûreté effectué par l’OACI du 3 au 14 mars 2025. Celui-ci avait mis en évidence certaines insuffisances dans le système national de sûreté. Si le Plan d’action corrective présenté par le Congo a été accepté, les autorités considèrent désormais que l’essentiel réside dans son application effective.

« L’acceptation du Pac ne constitue pas la fin de notre travail », a insisté Josué Rodrigue Ngouonimba, soulignant la nécessité pour les acteurs concernés de démontrer de manière concrète, méthodique et vérifiable la mise en œuvre des actions correctives.

Au terme de la session, plusieurs délibérations et recommandations ont été adoptées. Elles portent notamment sur la mise en œuvre effective du Plan d’action corrective afin d’améliorer le niveau de conformité du pays aux normes de sûreté de l’OACI.

Les participants ont également recommandé le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation du public aux mesures de sûreté aéroportuaire, la formation des membres du Cnsac à la culture de la sûreté ainsi que la mise en place d’une cellule de réflexion sur la gestion de la sûreté et son modèle de financement.

L’acquisition d’équipements de sûreté de nouvelle génération, le renforcement du contrôle de qualité et la mobilisation des ressources financières nécessaires figurent également parmi les priorités. Le budget consacré à la sûreté devra ainsi prendre en compte ces différents besoins.

Clôturant les travaux, le vice-président du Comité national de sûreté de l’aviation civile, Jean-Louis Osso, a insisté sur la nécessité de donner une traduction concrète aux décisions prises. « L’objectif est désormais de veiller à la mise en œuvre effective des résolutions et des délibérations prises ainsi que des actions prévues », a-t-il déclaré.

À travers les résolutions adoptées au cours de cette 16e session, le Congo entend renforcer progressivement les capacités de son système de sûreté et rapprocher davantage ses plateformes aéroportuaires des exigences internationales. Un chantier qui, pour les autorités, passe désormais par une mobilisation effective de l’ensemble des acteurs de la chaîne de sûreté.

Maya Delcourt 

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