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SÉCURITÉ ROUTIÈRE: LE CONGO DÉPLOIE L’ARTILLERIE LOURDE CONTRE LES ACCIDENTS ÉVITABLES

Face à l’hécatombe routière qui endeuille le pays avec plus de 90% d’accidents causés par les mauvais comportements, les autorités congolaises déploient une technologie de pointe allemande pour traquer les contrevenants. Objectif affiché : diviser par deux la mortalité routière d’ici 2030.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration de Marrakech sur la sécurité routière, la Direction Générale des Transports Terrestres (DGTT) a organisé une formation intensive de deux jours destinée aux gendarmes et policiers sur l’utilisation des radars mobiles.

La formation, dispensée par le groupe allemand Jenoptik en collaboration avec la Congolaise d’Effred, s’est déroulée du 24 au 25 septembre 2025, alternant entre théorie à la préfecture de Brazzaville et pratique sur la route nationale n°1 dans le district d’Igné, département du Djoué-Léfini.

« La déclaration de Marrakech que le Congo a ratifiée demande à tous les pays de réduire de 50% le taux d’accidents mortels sur les voies. La DGTT s’est lancée pour la concrétisation de cet objectif d’ici 2030 dans notre pays », a expliqué Atali Mopaya, Directeur général des transports terrestres.

Des points noirs ciblés par les autorités

Le capitaine de police Jean Bruno SANDE, représentant le Directeur général de la police, a pointé les zones particulièrement dangereuses : « Prenez le cas du boulevard Alfred Raoul, tous les accidents qui ont lieu là-bas sont provoqués par la vitesse, parce que les gens utilisent le boulevard comme un terrain d’essai pour leur moteur ». 

Le viaduc de Talangaï sur la voie de Kintélé constitue l’autre point critique identifié, avec « des accidents souvent mortels, avec des blessés graves ou des dégâts matériels très importants ». 

Une technologie sans faille

L’expertise du groupe allemand Jenoptik apporte une dimension technique avancée. « Le dispositif est mis en place, tout véhicule en excès de vitesse est systématiquement flashé », précise Atali Mopaya.

« Les usagers de la route seront pris la main dans le sac car quand on flash, il y a une photo de l’immatriculation, du véhicule et même du visage. Ceux qui conduisent avec le téléphone seront également sanctionnés », a averti le DG de la DGTT.

L’initiative répond à une situation alarmante. En effet, 12.564 accidents ont été enregistrés sur la période 2020-2024, causant 1.040 décès et 4.707 blessés graves. Plus de 90% de ces accidents résultent de comportements dangereux : excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, non-respect des feux rouges et usage du téléphone au volant.

L’introduction des radars mobiles marque une nouvelle ère dans la politique de sécurité routière congolaise pour atteindre l’objectif de réduction de 50% des accidents mortels d’ici 2030.

La Rédaction

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