RDC: TRAIN DE VIE DES INSTITUTIONS, LE DEBAT DE LA REDUCTION BUDGETAIRE RELANCE
La formation dāun nouveau gouvernement de 54 membres relance le dĆ©bat rĆ©current sur la rĆ©duction du train de vie des institutions congolaises. Cette question, rĆ©guliĆØrement Ć©voquĆ©e par les dirigeants, peine Ć se concrĆ©tiser dans les faits.
Selon un rapport du Réseau panafricain de lutte contre la corruption (UNIS), présenté en juillet dernier à Kinshasa, les institutions publiques continuent de consommer au-delà de leurs prévisions budgétaires. Pour le premier semestre 2024, les ministères ont dépassé de 112 millions de dollars leurs crédits initiaux votés au Parlement, tandis que les institutions ont consommé 76,30% de leurs prévisions, soit 176 millions de dollars.
GrĆ©goire Kilosho dāUNIS dĆ©nonce āle manque flagrant dāune rĆ©elle volontĆ© politiqueā pour mettre en Åuvre cette mesure dāaustĆ©ritĆ©. Il souligne le paradoxe : malgrĆ© lāaugmentation du budget par rapport Ć 2018, la condition sociale de la population congolaise demeure prĆ©occupante.
Le maintien dāun gouvernement de grande taille intervient dans un contexte où lāouverture promise Ć dāautres forces socio-politiques nāa pas eu lieu. Lāopposition āradicaleā, incluant les camps de Martin Fayulu, MoĆÆse Katumbi Chapwe, et le Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila, a dĆ©clinĆ© les offres de participation.
Des voix sāĆ©lĆØvent dĆ©sormais pour rĆ©clamer un dialogue national inclusif sous lāĆ©gide de la CENCO et de lāĆglise du Christ au Congo, dans le cadre du projet āPacte social pour la paixā. Pour ses promoteurs, les initiatives diplomatiques rĆ©gionales et internationales ne suffisent pas Ć rĆ©soudre la crise sĆ©curitaire et les tensions internes que traverse le pays.
kuzamba Mbuangu


