PETITE SŒUR DES PAUVRES: L’ AMOUR AU SERVICE DES AÎNÉS
Nichée au cœur de Brazzaville, à deux pas de la cathédrale du Sacré-Cœur, la maison Petite Sœur des Pauvres respire la sérénité. Ici, tout est empreint de douceur, de foi et d’attention. Les religieuses qui y vivent et y travaillent veillent sur les pensionnaires comme sur des membres de leur propre famille.
Dans l’immense cour, une grotte mariale accueille les visiteurs et les pensionnaires venus prier ou méditer. À quelques pas, une paillotte ombragée offre un espace de repos après les repas ou la messe matinale. A l’entrée du centre, la statue de Jeanne Jugan, fondatrice de la congrégation. Tout cet ensemble de symboles invite au recueillement et à la paix intérieure.
Dans les couloirs les voix des résidents mêlées au chant des oiseaux, créant une atmosphère paisible où la foi et le service s’unissent naturellement. Nous ne sommes pas dans un couvent, mais bel et bien dans une maison de retraite où chaque pensionnaire se sent véritablement chez lui.
Les chambres, simples mais impeccablement tenues, témoignent d’un soin constant : lits bien faits, espaces rangés, sanitaires adaptés. Sur chaque porte, la photo du résident permet de personnaliser les lieux et d’y mettre une touche d’humanité.
Très âgés pour la plupart, les pensionnaires se déplacent lentement, soutenus par les sœurs ou des bénévoles venus régulièrement prêter main-forte. « Ici, on ne manque pas d’amour », confie sœur Lucy, mère supérieure de la congrégation, le regard serein, originaire du Kenya.
La maison Petite Sœur des Pauvres vit principalement des dons et de la générosité des bienfaiteurs. Les repas, modestes mais équilibrés, sont préparés avec amour, toujours dans un esprit de gratitude. Le réfectoire, lumineux et accueillant, rappelle presque un petit restaurant familial où chacun mange à sa faim.
La buanderie qui compte plusieurs machines à laver permet de garder les vêtements de pensionnaires propres et bien entretenus « Ici, le mot pauvre ne désigne pas le manque, mais une humanité partagée. À la Petite Sœur des Pauvres, la charité n’est pas un discours : c’est un geste répété chaque jour, dans le silence, la simplicité et la lumière » avance sœur qui invite les congolais a souvent visite à ces personnes car tous sommes appelés à vieillir.
« Nous avons certes besoin d’argent, mais présence physique est tout aussi important comme l’aide a la cuisine, l’écoute des pensionnaires, c’est de l’amour dont ils ont besoin » martèle la sœur Lucy qui est reconnaissante au personnel qui font un travail énorme.
Les visites médicales s’organisent selon les besoins de chacun, une fois par semaine au minimum. Pour beaucoup, cette maison représente bien plus qu’un lieu d’accueil : c’est un refuge, un espace où la vieillesse rime avec dignité et attention.
Pour beaucoup, la maison des Petites Sœurs des Pauvres représente un refuge, un lieu où la vieillesse n’est pas synonyme d’oubli. Ici, la charité n’est pas un mot mais une réalité vécue au quotidien, dans la discrétion et la lumière. À travers ce service humble et constant, les religieuses perpétuent le message de leur fondatrice : aimer et servir les plus fragiles, jusqu’au bout de la vie.
Le centre abrite actuellement 36 pensionnaires, parmi lesquels 14 hommes et 22 femmes. Pour assurer leur bien-être au quotidien, 26 membres du personnel et huit sœurs se relaient avec dévouement afin de garantir le bon fonctionnement de la structure.
AKM


