JOURNALISME: ÉTUDIANTS ET PROFESSIONNELS OUTILLÉS SUR LES BASES DE L’ÉCRITURE
Dans l’objectif d’améliorer et de développer les compétences en presse écrite des professionnels de l’information et des étudiants en journalisme, l’Union des femmes des médias du Congo (UFEMCO) a organisé le 27 février à son siège, une masterclass sur le thème « Article de presse : les règles d’or pour bien écrire et informer ».
Animée par la journaliste et membre de l’Ufemco, Divine Ongagna, la masterclass a été un véritable moment d’enrichissement pour les participants. Tour à tour, plusieurs formateurs ont pris la parole afin d’élucider le thème. Définition des points clés en journalisme, compréhension du sujet, définition de l’angle, informations essentielles pour un bon reportage, reformulation du sujet, bases structurelles de l’article (surtitre, titre, chapeau, contenu, chute) et le ton journalistique… Autant de points abordés lors de la formation.
« Rédiger les articles, ce n’est pas seulement aligner les mots. Quand on fait cet exercice, on assume la responsabilité d’informer des milliers de personnes mais avec des phrases qui sont justes. C’est en cela que l’UFEMCO a eu l’initiative de le rappeler à travers cette formation qui vise non seulement à renforcer les capacités rédactionnelles des journalistes professionnels mais en même temps former les étudiants aux bases essentielles de l’écriture journalistique afin de les permettre dès aujourd’hui de rédiger ou de créer des contenus clairs, précis et crédibles », a affirmé Divine Ongagna, journaliste et formatrice à la masterclass.

Rominique Makaya, rédacteur en chef délégué aux Dépêches de Brazzaville, a ensuite insisté sur la bonne structuration de l’article de presse, déclarant qu’il faut toujours commencer par l’information la plus importante pour chuter sur la moins importante en utilisant la pyramide inversée afin que l’article ne perde son sens en cas de section. Aussi, il a également rappelé les trois niveaux de lecture en presse écrite. « Le premier niveau de lecture en presse écrite, c’est le vu, le deuxième c’est le vu et le lu, et le dernier niveau c’est le lu. », a-t-il déclaré.
Abordant la question sur le ton journalistique, élément clé pour une bonne rédaction du papier , Anette Kouamba Matondo, lors de son intervention s’est focalisée sur l’utilisation des différents tons journalistiques (institutionnels, informatif, vivant…) pour permettre de bien rythmer les articles.
« Le ton vivant reste le ton que j’aime beaucoup parce que ça donne la vie à l’article. Il donne de la couleur, mais il rythme aussi l’article », a-t-elle déclaré.
Pour lier l’utile à l’agréable, des travaux pratiques de groupes consistant à écrire et réecrire des articles de presse ont été effectués en vue de mettre en application les principes théoriques reçus. Ils ont par la suite été corigés par les journalistes Merveille Jessica Atipo et Gloria Imelda Lossele. Les réactions ont été positives, comme celle de Durell Tsoumbou, étudiant en journalisme. « En gros, mes impressions sont bonnes dans le sens où ça été bénéfique pour nous étudiants de venir pratiquer les théories qu’on nous inculque à l’école. Ça m’a grandement permis de mettre en pratique ce que j’avais en tête concernant la structure d’un article de presse avec les professionnels du domaine qui nous ont partagé leur expertise », a-t-il confié. De son côté Christevie Moukengue, journaliste-reporter, suggère d’organiser régulièrement ce type de formation. « Ce que je recommande, c’est d’organiser ce type d’atelier de façon régulière parce que, non seulement il y a de la théorie, ça nous permet de prendre des notes, mais aussi il y a la pratique. Donc, si on pouvait organiser ce type d’activité, ça permettrait de mettre dans le bain les étudiants et les nouveaux professionnels», a-t-elle dit.

Avec cette masterclass, l’UFEMCO renforce ainsi son engagement à promouvoir la formation et l’excellence dans le journalisme congolais et à soutenir les talents dans le domaine des médias.
Solane Lekibi (étudiante)


