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GÉNÉRATION ÉLITE: UNE MASTERCLASS RAPPROCHÉ LES ÉTUDIANTS DU TERRAIN MÉDIATIQUE

Après deux mois de formation intensive, une dizaine d’étudiants de Licence 2 en Sciences et Techniques de la Communication (STC) de l’Université Marien Ngouabi ont reçu leurs certificats, à l’issue d’une master class organisée au siège du journal La Nouvelle République. Une initiative qui illustre la volonté de rapprocher l’enseignement universitaire des réalités du terrain médiatique.

Initiée par Sarah Monguia, journaliste et enseignante à l’université Marien Ngouabi en collaboration avec le média en ligne, First Médiac, cette master class a marqué l’aboutissement d’un cycle de formation pratique destiné à renforcer les compétences professionnelles des étudiants.

La première partie de cette session de partage a été consacrée au photojournalisme, animée par Lebon Chansard Ziavoula. L’intervenant a présenté les techniques essentielles permettant de produire une photo de presse informative, expressive et fidèle à la réalité. Cadrage, angle, instant décisif et respect de l’éthique ont été au cœur de cet échange pratique.

La question de la gestion d’un média en ligne a ensuite été abordée par Sisa Bindimbou, Coordonnateur du média en ligne La Congolaise 242, qui a insisté sur la nécessité de produire des contenus cohérents, pertinents, concis et clairs. Structuré autour de trois éléments clés: l’en-tête, le corps du site et le pied de page , un média numérique doit, selon lui, être alimenté régulièrement, idéalement de façon quotidienne, afin d’attirer et de fidéliser les lecteurs. La qualité des supports visuels et sonores demeure également déterminante dans la réception du contenu par le public.

Le journalisme mobile (MoJo) a constitué l’un des temps forts de la session. Présentée par Berdy Pambou, Journaliste et correspondant de TV5 Monde au Congo Brazzaville. Cette pratique repose , selon le panéliste, sur un outil principal à savoir un téléphone pour filmer, enregistrer, monter et diffuser des contenus journalistiques. L’intervenant a évoqué les équipements indispensables pour ce type de journalisme: smartphone performant, micro, trépied ainsi que certaines applications professionnelles et gratuites permettant d’améliorer la qualité des images et du montage.

La réflexion s’est poursuivie avec Paulgy Oko, journaliste et directeur général du Webzine First Médiac, qui a axé sa communication sur le modèle économique des médias. Il a initié les participants aux principes du Business to Business (B to B), en mettant l’accent sur la création des médias autonomes, la monétisation des sites web et le choix stratégique des contenus.

Pour clore les échanges, Arsène Sévérin, journaliste et directeur du groupe média CFD LIVE, a dressé le profil du bon journaliste, fondé sur trois piliers : un profil éthique et moral basé sur l’honnêteté, l’indépendance et la responsabilité sociale ; un profil technique et professionnel, reposant sur la maîtrise des genres journalistiques et des règles d’écriture ; et enfin un profil intellectuel et culturel, nourri par une information permanente et une bonne compréhension des réalités sociopolitiques.

Exigeante mais formatrice, cette expérience a marqué les étudiants. « Nous sommes venus sans réelle maîtrise, nous repartons avec de solides compétences en écriture et en pratique journalistique. C’est une très bonne initiative, qui mérite d’être poursuivie pour les générations à venir », a témoigné Kenpeda Vasthie Bruphine, étudiante en Licence 2 des Sciences et Techniques de la Communication (STC).

Cette session ouvre la voie à d’autres formations similaires annoncées dans les prochains mois, avec pour ambition de bâtir, année après année, une nouvelle génération de journalistes ancrés dans la pratique et préparés aux réalités du terrain.

 Gélie Ebata

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