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EPIDEMIE DE GRIPPE A BRAZZAVILLE: 25 000 CAS EN TROIS MOIS

Depuis fin octobre 2024, Brazzaville fait face à une épidémie de grippe d’origine inconnue touchant aussi bien les enfants que les adultes. Selon un communiqué du ministère de la Santé publié le 11 janvier 2025, près de 25 000 cas présumés ont été signalés dans le département de Brazzaville jusqu’au 1er janvier 2025, avec une moyenne hebdomadaire d’environ 2 900 cas.

Face à cette situation préoccupante, le ministère de la Santé a ordonné le renforcement des diagnostics de surveillance épidémiologique à travers le pays. Les établissements de santé ont été instruits pour fournir des soins appropriés aux patients et conseiller leur entourage. Des mesures préventives ont également été recommandées à la population, telles que le lavage régulier des mains avec du savon ou l’utilisation de solutions hydroalcooliques, l’évitement des contacts rapprochés avec des personnes grippées, le port du masque en cas de symptômes, et l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène lors de la toux ou des éternuements.

Le ministère de la Santé, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé, s’emploie à mettre en place un système de surveillance à partir de sites sentinelles répartis sur l’ensemble du territoire national. Les autorités appellent la population au calme, à la vigilance et au respect des mesures de prévention pour contenir la propagation de cette épidémie.

Frustration face aux mesures jugées insuffisantes

Bien que le ministère de la Santé ait recommandé des mesures de prévention, une partie de la population les considère insuffisantes. “Nous entendons parler de mesures comme se laver les mains ou porter un masque, mais beaucoup d’entre nous n’ont pas accès aux produits nécessaires, comme les solutions hydroalcooliques, qui restent chères pour es familles modestes”, déclare un commerçant du marché Total.

Par ailleurs, certains Brazzavillois reprochent aux autorités un manque de communication claire. “On ne sait même pas si c’est vraiment une grippe ou autre chose. On a besoin d’explications, pas seulement de conseils”, s’indigne une étudiante.

Un appel à plus d’actions concrètes

Face à cette crise, les Brazzavillois appellent à une intensification des efforts de la part des autorités. La mise en place de campagnes de sensibilisation figurent parmi les attentes les plus exprimées. “Nous voulons des actions concrètes, pas seulement des mots. Il est urgent d’agir avant que la situation ne s’aggrave”, conclut un enseignant, illustrant la tension palpable dans une ville déjà éprouvée par les pénuries d’eau, d’électricité et de carburant et de grèves.

Emilia Kidissa

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