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SICOM 2026: LES MÉDIAS CONGOLAIS FACE AU DÉFIS DE LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

Avec la révolution technologique, le monde s’est subtilement transformé en un village planétaire. Un espace dans lequel chacun peut recevoir des informations venues de tous les continents, à toutes les heures et sur tous les supports. Dans cette ère numérique en pleine expansion, les professionnels congolais ont donc une impérieuse nécessité de rendre l’espace médiatique davantage producteur de ses propres contenus locaux : documentaire, information, cinéma, radio, télévision, podcasts, créations numériques, etc.

C’est sur une note de prise de conscience que s’est ouverte la première édition du Salon de l’information, de la communication et des médias (Sicom) en présence des acteurs du secteur, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique et des étudiants.

« La révolution numérique que nous vivons est d’abord une révolution des compétences. Les métiers changent. Les techniques de production changent, les modes de consommation de l’information également. Un téléphone portable ou un terminal numérique sont désormais à la fois une caméra, un studio de montage, un outil de diffusion et une porte ouverte sur une audience potentiellement mondiale. L’homme ou la femme de médias de 2026 doit maîtriser les fondamentaux de son métier, certes, la recherche de l’information, la vérification, le recoupement des sources, l’écriture, le respect de l’éthique et de la déontologie, mais aussi  développer de nouvelles compétences numériques », a insisté le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla.

Dans le même ordre d’idées, il a formulé le vœu que les travaux du Sicom 2026 permettent de donner une réponse articulée à la nécessité que l’intelligence artificielle demeure un outil au service du journalisme et ne devienne en aucun cas un substitut à son discernement, à sa responsabilité et à son éthique.

De son côté, Gyldas Mayela, commissaire du Sicom, a invité le gouvernement à soutenir davantage le secteur de l’information et de la communication afin de permettre aux professionnels du secteur de faire de chaque évolution l’opportunité de progrès.

« J’en appelle très respectueusement au gouvernement de la République, afin qu’il poursuive et renforce ses investissements dans ce secteur stratégique : modernisation des médias publics, soutien à la production nationale, formation des professionnels et accompagnement des entreprises de presse. Parce qu’investir dans les médias, c’est investir dans une démocratie plus forte, une information de qualité et un Congo plus réel », a-t-il formulé.

Prenant la parole à l’ouverture du Sicom, la représentante résidente de l’Unesco, Fatoumata Barry Marega, a salué l’initiative de ce salon tout en réaffirmant la disponibilité du Système des Nations Unies à soutenir des actions concrètes pour la formation des journalistes dont les œuvres contribuent au développement du pays.

Exau Éclat

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