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MEDIA UFEMCO

CINÉMA: « DYS », UN COURT MÉTRAGE QUI TRANSFORME LA PEUR EN CONFIANCE

Sensibiliser autrement à la dyslexie. C’est le pari de « Dys », un court-métrage d’animation expérimental de 2 min 40, réalisé par Kabu Bitemo et Ilan Kassabi et présenté à l’Atelier Sahm, où il a suscité l’intérêt du public.

Sac à dos sur les épaules, Lucas avance vers une salle de classe. La porte s’ouvre sur une enseignante, Madame Martha. Au tableau apparaît un mot : « Aujourd’hui ». Peu à peu, l’atmosphère se transforme. Un monstre surgit, incarnation des peurs qui traversent l’enfant : la crainte de se tromper, de ne pas comprendre, d’être différent ou de ne pas être à la hauteur.

Puis vient le basculement. Lucas présente son ardoise à son enseignante. Le même mot y est inscrit : « Aujourd’hui ». Mais quelque chose a changé. Le regard de l’enfant est désormais assuré et un sourire apparaît sur son visage. En quelques minutes, le film donne à voir, sans dialogue, le combat intérieur d’un enfant confronté aux difficultés liées à la dyslexie.

À travers l’animation, les deux réalisateurs explorent moins le trouble lui-même que les émotions qu’il peut susciter chez l’enfant. Le choix du silence laisse toute la place aux images, aux symboles et aux expressions. Le monstre devient ainsi la représentation d’une peur qui peut progressivement disparaître lorsque l’enfant se sent compris, encouragé et accompagné.

Au-delà de la dyslexie, « Dys » met en lumière une réalité plus large, celle de la peur de l’échec et du regard des autres. Le film invite parents, enseignants et entourage à porter un regard différent sur les enfants confrontés aux troubles de l’apprentissage. Derrière une difficulté à lire ou à écrire se trouve avant tout un enfant qui possède des capacités, des émotions, des rêves et un potentiel à développer.

Encore appelé à évoluer, ce film expérimental porte finalement un message simple : la confiance peut naître d’une petite victoire, d’un encouragement ou simplement d’un regard bienveillant. Avec Lucas, « Dys» rappelle que l’accompagnement et la patience peuvent aider l’enfant à dépasser ses peurs et à croire davantage en ses propres capacités.

Annette Kouamba Matondo

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