MEDIA UFEMCO

CAU: UN TOURNANT DÉCISIF POUR L’ASSAINISSEMENT URBAIN AU CONGO

La première Conférence sur l’Assainissement Urbain en République du Congo (C.A.U) s’est tenue à Brazzaville le 3 février 2024 sous le haut patronage du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Colinet Makosso. Marquant un engagement fort du gouvernement congolais en faveur d’un environnement sain et durable, cette conférence a réunis les  autorités gouvernementales, experts, partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile, autour du thème : « Assainissement urbain en République du Congo: Défis, enjeux et perspectives  ».

Face aux défis de la gestion des déchets, de la pollution de l’eau et de l’air, ainsi que du manque d’infrastructures adaptées, les acteurs présents ont convenu de solutions concrètes pour améliorer durablement le cadre de vie des Congolais.

Une volonté politique affichée

Le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du président de la République à faire de l’assainissement urbain une priorité nationale. La création d’un département ministériel dédié, ainsi que le lancement de projets structurants soutenus par des partenaires internationaux comme l’Agence Française de Développement, l’Union Européenne et la Banque Mondiale, témoignent de cette volonté politique.

Les premiers chantiers visant la modernisation des infrastructures d’assainissement à Brazzaville et Pointe-Noire démarreront en juillet 2025, dans l’optique de transformer ces villes en modèles de durabilité.

Dans son allocution, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Moundélé a, quant à lui, souligné l’enjeu majeur que représente l’assainissement pour la santé publique et l’économie nationale.

« L’insuffisance des infrastructures adaptées, la prolifération des décharges sauvages et la pollution de l’eau et de l’air sont autant de défis que nous devons transformer en opportunités », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une approche intégrée combinant technologies propres, implication communautaire et stratégies innovantes pour répondre aux Objectifs de Développement Durable (ODD).

Des recommandations pour un Congo plus propre

L’issue des travaux a permis d’établir 17 recommandations majeures, articulées autour de quatre axes stratégiques : gouvernance et cadre réglementaire, mobilisation des ressources et financements, sensibilisation et éducation, infrastructures et gestion des déchets.

Mobilisation collective pour un avenir propre

Lors de la clôture des travaux, le ministre Juste Désiré Mondélé a insisté sur la nécessité d’une action collective et concertée.

« Cette conférence n’a pas été une simple messe de bonnes intentions, mais une véritable plateforme de concertation aboutissant à une feuille de route claire », a-t-il affirmé.

Il a mis en avant l’engagement des jeunes entrepreneurs dans l’économie circulaire, notamment à travers des initiatives de recyclage et de valorisation des déchets.

« Nous allons vous accompagner à structurer vos projets, migrer du secteur informel au formel et devenir de véritables champions de l’assainissement », a-t-il déclaré, annonçant un soutien via le Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement (FIGA).

Avec ces engagements et cette feuille de route structurée, le Congo amorce un tournant majeur vers un modèle de ville durable et zéro déchet, où l’assainissement devient non seulement un enjeu environnemental, mais aussi un levier de développement économique et social.

Emilia Kidissa 

Partagez l’article sur les réseaux sociaux.